Conférence-Débat "De la terre à l’assiette" diffusé le mercredi 03 mars à 18h30

L’impact écologique de l’agro-industrie est catastrophique :

altération de la santé et de la biodiversité, bouleversement climatique…

Comment s’orienter rapidement vers une agriculture paysanne, au service des citoyennes, des citoyens et du vivant ?

Comment reconnecter agriculture et alimentation dans nos territoires ?

🗣️ Pour en parler avec @Yannick Jadot :

➡️ Aurélie Mezière, maire de @communedeplesse et coordinatrice au sein de l’association @mangerbio44.

➡️ @Benoît Biteau, agronome, paysan, et député européen écologiste.

Pour une République écologique et sociale⤵️ 👍

@2022 l'écologie 🦜 https://twitter.com/2022lecologie 🌎 www.2022lecologie.fr

 

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  • Pour une agriculture durable

    Les deux secteurs les plus importants pour l’homme sont la santé et l’alimentation. Sans cela, nous mourons. L’alimentation et l’agriculture sont intimement liées, puisque l’une vient de l’autre. Les paysans devraient logiquement être les maîtres du monde et rouler sur l’or, puisqu’ils détiennent la vie des humains entre leurs mains. Or il n’en est rien. À part quelques très gros agriculteurs qui possèdent des milliers d’hectares, la plupart des gens de la terre ont un train de vie plutôt modeste. Il y a quelque chose de déséquilibré quelque part. De plus, beaucoup d’aliments que nous consommons sont empoisonnés parce que de la semence à l’étal, ils ont subi une série de manipulations : engrais, pesticides, insecticides, conservateurs, colorants, lubrifiants, etc. et tout cela se retrouve dans nos veines, provoquant troubles et maladies que nous soignons à l’aide d’autres produits chimiques, les médicaments. Simplement pour avoir des aliments plus gros, plus beaux, plus nombreux. Comment en sommes-nous arrivés là ? C’est avec l’apparition de l’industrie que tout s’est dégradé. Depuis toujours, les hommes ont cherché à conserver les aliments car ils avaient constaté que ceux-ci perdaient de leurs qualités avec le temps, et même devenaient dangereux. Plusieurs méthodes de conservation furent créées : le séchage, le froid, le fumage, la salaison, le sucre, la graisse. Tout cela était efficace et simple à réaliser. Chaque famille pouvait le faire chez soi. Puis à la fin du XVIIIème siècle, Nicolas Appert, un confiseur, inventa le système de la stérilisation dans des bocaux en verre, sans en déposer le brevet. Des industriels ont alors utilisé sa technique pour vendre à grande échelle des conserves dans des boîtes en fer. La population mondiale a vite apprécié ce gain de temps où il suffisait de faire réchauffer des aliments sortis d’une boîte, et tout s’est emballé : par recherche du plus gros profit, l’industrie s’est mêlée de toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la terre à l’assiette, n’hésitant pas à y ajouter des substances toxiques ou inutiles. La publicité s’est faite la complice de cet empoisonnement généralisé en persuadant les plus réfractaires de consommer des produits industrialisés. Les plus gros scandales sanitaires du XXème siècle ont été causés par l’industrie, jamais par l’artisanat ou la paysannerie : huile frelatée, lait contaminé, dioxine, crise de la vache folle, viandes avariées reconditionnées, listériose, salmonellose, viande aux hormones, la liste est longue. On peut compter en millions le nombre de maladies et de morts provoquées par de la nourriture industrielle ! Et les coupables sont très rarement recherchés et condamnés. Car il y a bien culpabilité : sans vouloir directement la mort des gens, ceux qui agissent ainsi connaissent les dangers de ce qu’ils font, mais le goût du profit est trop important et ils font tout pour minimiser leur responsabilité. Comble de supercherie, depuis quelques années de grosses firmes américaines ou allemandes tentent de devenir incontournables pour les paysans : ils ont inventé en laboratoire une semence stérile (les fameux OGM) qui empêche l’agriculteur de récupérer les graines pour la saison suivante, il est obligé d’en racheter chaque année. Ainsi l’industrie va réussir à contrôler toute la production agro-alimentaire et s’en mettre plein les poches ! Si on laisse faire cela, si c’est rendu légal dans tous les pays, plus personne ne pourra cultiver son jardin sans passer par Monsanto, Bayer et autres Pioneer… En deux siècles, nous sommes passés d’un système alimentaire où l’on achetait ses produits chez le paysan voisin pour un prix modique et on les préparait soi-même (ou on en confiait la préparation à un artisan local), à un système où de grands groupes internationaux obligent les paysans à leur acheter semences, engrais et pesticides, leurs rachètent la production à très bas prix, transforment les aliments dans leurs usines en y ajoutant de nombreux produits chimiques et nous les revendent très cher, aidés par la publicité et les grandes surfaces. Sans revenir deux siècles en arrière (le nucléaire ou la bougie, slogan cher aux anti-écolos, n’est pas la seule alternative), il est possible de résister à cette dictature industrielle. L’industrie devrait limiter son activité à ce que les êtres humains ne peuvent pas réaliser à l’échelle artisanale : fabriquer de l’acier, produire de l’énergie, bâtir des grands ensembles, construire des voitures, etc. et arrêter définitivement de vouloir nourrir le monde. Autrement dit : « l’industrie agro-alimentaire doit cesser d’exister ». Il revient au monde paysan de réagir le premier, en refusant d’empoisonner le sol avec des produits issus de cette industrie. Cela demandera un peu plus de travail et d’efforts, c’est vrai, mais le bénéfice sanitaire et financier n’en sera que plus grand, et des emplois pourront être créés. Entre les agriculteurs et le consommateur, il devra y avoir le moins d’intermédiaires possibles. Des coopératives de producteurs se créeront un peu partout pour une vente directe. Ensuite interviennent dans la filière les artisans qui produiront sainement et sans ajouts chimiques les aliments nécessitant une transformation : conserves de fruits ou de légumes, biscuits, charcuteries. Eux aussi auront tout intérêt à s’organiser pour vendre au plus près du consommateur. Les petits commerces se fourniront directement auprès des producteurs et artisans en veillant à la qualité de ce qu’ils proposeront au public. Cela portera probablement un grand coup aux grandes surfaces commerciales, mais c’est un moindre mal. Mais c’est le consommateur qui a le plus grand pouvoir dans cette nouvelle chaîne de qualité, en respectant un certain nombre de règles : Acheter le plus près possible du domicile pour éviter les dépenses d’énergie inutiles Acheter directement chez les producteurs et sur les marchés ou, à défaut, chez les petits commerçants. À eux de veiller à ne pas être plus chers que les grandes surfaces.; Se renseigner sur la provenance des produits; privilégier ceux qui sont issus d’une collecte locale, ou le plus près possible. Se renseigner sur la qualité des produits; privilégier le « bio » Eviter les conserves industrielles, les plats cuisinés, le surgelé Refuser le suremballage, surtout le plastique et le polystyrène Faire soi-même tout ce qu’il est possible de faire : confitures, conserves, gâteaux et biscuits, soupes, purée, etc. On peut aussi assez facilement faire ses pâtes, sa lessive et bien d’autres choses, les guides et recettes ne manquent pas. À terme, si toutes ces règles sont respectées, les commerces seront bien obligés de proposer ce que les clients demandent, et la notion de « bio » disparaîtra, puisque tout sera bio. Et pour ce qui ne l’est pas, il suffira de l’inscrire sur l’étiquette. Au lieu de lire comme actuellement « produit bio », on lira « produit non-bio ». On peut même imaginer une taxe spéciale appliquée sur ces derniers, afin que le bio devienne moins cher que le non-bio.


  • une taxe logique et dans le sens de l'histoire

    Bonjour a tous les verts, et autres intelligents ... mon idée pour le monde et la vie, est de créer une taxe qui devrait être au minimum européénne pour avoir un réel impact, et surtout pour pouvoir changer les choses . Cette taxe serait un pourcentage sur le prix d'achat des marchandises en fonction des kilometres parcourus avant sa vente, concrètement, une tomate cultivée en france n'aurait pas de surtaxe, alors que celle venant de la "mar del plastico" a coté d'Alméria serait surtaxée, et cela pour toutes les productions alimentaires, dans un 1er temps, et ensuite, ce pourrait être transposé a touts les produits, le but de cette taxe est : premièrement, permettre de relocaliser la (les) production (s) et donc de : réduire les transports, relocaliser les emplois, dégager de la fiscalité pour aider a réduire les inégalités sociales, et proposer des produits fabriqués en France, avec NOS règlementations, (phytosanitaires, génétiques, droit du travail ...), et donc avoir des aliments (dans un 1er temps) plus conformes a nos idées, et a la défense de la planète ... il y aura bien sur des exceptions (bananes antillaises par exemple), mais cette axe pourrait aider a régler pas mal de problèmes, et surtout a donner un élan de "relocalisation " a notre alimentation . dans l'absolu, il faudrait que cette taxe soit étendue a l'ensemble des produits commerciaux, afin d'amplifier ce mouvement et donc, par là, de réduire la pollution inhérente aux transports . bien sur, je suis conscient que cette taxe sera difficilement acceptable par le commerce international, mais il faut aujourd'hui prendre des mesures drastiques pour sauver ce qui peut encore l'être ...mais, l'opposition, principalement de la Chine, a cette idée, sera impulsée par les "marchés", qui ne veulent pas perdre leurs "poules aux oeufs d'or" et continuer a tuer notre monde pour plus de fric ... alors qu'ils font actuellement tout le contraire, une terre morte ne rapporte plus ...


  • la finance et la dette

    Le sujet de la finance et de la dette sera un sujet majeur de la campagne 2022. Voici quelques idées phare défendues par beaucoup d'économistes alternatifs sur lesquelles il faut un positionnement clair d'EELV. - Il faut sortir du paradigme de la dette publique qui serait une ardoise que l’on laisse aux générations futures. On voit bien que les économistes traditionnels ne sont pas clairs sur le sujet, l’Europe préconisait de ne pas dépasser les 60% du PIB, la France s’achemine vers les 120% soit le double sans que personne ne s’affole. Au passage, le Japon et les USA sont à plus de 200%. Au passage aussi, il faut abandonner la référence permanente au PIB qui n’a pas de sens. Le PIB peut augmenter pour tout un tas de mauvaises raisons : augmentation de la violence, recrutement de policier et de juges, construction de prisons, économie carbonnée… autant de choses, qui, si elles sont nécessaires, ne concourent pas à une progression de la société dans le bon sens. - Pour revenir à la dette publique, dans un premier temps, il faut annuler les dettes publiques détenues par les banques centrales (400 Mds pour la France). C’est le serpent qui se mord la queue. La Banque de France réalise de gros bénéfice sur la dette de l’état à qui elle reverse d’énormes dividendes puisque l’actionnaire de la BDF, c’est l’état. Cela allègera la pression sur les marchés. Il faut aussi revenir sur le critère de 3% de déficit en distinguant, comme le fait toute entreprise, les dépenses de fonctionnement et les investissements. Creuser la dette pour investir est un levier incontournable pour réaliser la transition écologique - - Mais le levier budgétaire reste très insuffisant. Il faut utiliser le levier monétaire (la création monétaire) pour disposer de l’argent nécessaire à la transition. Les estimations qui circulent pour cela sont de l’ordre de 100Mds par an pour la France et 1000Mds par an pour l’Europe pendant au moins 10 ans (je n’ai pas le chiffre pour le monde). Le plan français de relance actuel de 100 Mds sur 3 ans dont seulement 25% concerne la transition écologique n’est qu’un balbutiement. - - Utiliser le levier monétaire, c’est autoriser les banques centrales qui sont les seules à disposer du pouvoir de création monétaire à financer l’économie réelle sans passer par l’intermédiaire des banques commerciales, ce qui est actuellement interdit par le traité de Maastricht qui donne pour seul mandat à la BCE de veiller à la maitrise de l’inflation (cible = 2%) par sa gestion des taux d’intérêts sans préoccupation des impacts sur la politique économique ou le TX de chômage contrairement à la FED américaine par exemple. L’Europe a donné à la BCE une indépendance politique sans contrôle démocratique par le politique. - - La BCE n’a pas le pouvoir d’acheter directement des emprunts d’états ni de financer du crédit aux entreprises. La BCE n’atteint pas ses objectifs puisque l’inflation est trop faible (1,5% en moyenne sur la décennie) et les injections massives de liquidités vers les banques commerciales qu’elle a conduite (2600 Mds après la crise des subprimes et 1350 Mds après la crise COVID) n’ont pas réussi à relancer le crédit vers les entreprises. C’est normal à cause du filtre qu’exercent les banques commerciales pour octroyer du crédit dont le seul critère est la rentabilité à court terme ce qui est incompatible avec les programmes de transition écologique. - - Il faut sortir du principe de la « neutralité du crédit ». Un crédit vert devrait être moins cher qu’un crédit brun. Les banques commerciales n’ont pas vocation à appliquer ce principe. Seules des banques d’état peuvent le mettre en œuvre. C’est déjà le cas pour la BPI (banque publique d’investissement française) et la BEI (banque européenne d’investissement). Mais ce sont des nains économiques et leurs moyens sont beaucoup trop limités (quelques centaines de Mds d’€ au bilan). Il faudrait leur donner le pouvoir de création monétaire comme pour les banques centrales pour décupler leur action. En conclusion, les traités européens sont une sérieuse entrave pour mettre en œuvre la transition écologique. A court terme, il est possible de légèrement déroger aux règles européennes par des artifices juridique plus ou moins border line et c’est ce que font la BCE (lors de son programme d’injection de liquidité en 2015 et 2020 appelé Quantitative Easing) et la commission avec son emprunt pour financer la crise COVID donc pour financer les états. A moyen terme, il va falloir envisager sérieusement une révision des traités. A moyen terme aussi, il faudrait tester, comme le préconise de plus en plus d’économistes, la création monétaire libre vers les citoyens dite « hélicopter monnaie » pour permettre une transition écologique non punitive.


  • programmer une véritable transition agricole et ne pas oublier d'autres besoins alimentaires

    j'ai écouté vos avis sur la transition agricole. effectivement il me semble que ce sont des luttes écologistes anciennes. qui durent. a mon sens les agriculteur-trices européeen-nes ont participé à l'industrialisation de leur métier. Mécanisation automatisation remembrement usages d'engrais et produits. Il semble qu'ils acceptent difficilement l'agroécologie dans leur majorité. Aussi n'est il pas possible de batir une alternative politique écologiste à base de piliers essentiels comme pour la transition énergétique. exemple point 1° ; Investir et developper les cultures bio et agroécologiques 2° respecter un équilibre: milieux naturels ( services systémique)/ agroécologie /milieux urbains. 3° réduire les productions animales et les usages de produits de synthèse. Autre point; ne pas oublier l'eau douce et sa protection car si essentielle à tous les systèmes vivants humanité comprise. Ne pas oublier les productions marines de plus en plus intensives. et la production de cultures pour le tissage ex le lin.


  • reconversion

    Globalement faire une estimation indiscutable du coût de la pollution, de la destruction environnementale, de la malbouffe, etc sur nos structures sociales et redistribuer cet argent dans le reconversion. Et l'imposer à l'Europe avec des normes strictes, et-ou surtaxes


  • Main d'oeuvre agricole

    Pour travailler dans "la nature" et ailleurs, au SMIC à 1200€, il faut être équipés contre la pluie, le froid à déclarer en frais réels, même pour les non-imposables. Il faut un véhicule d'occasion fiable, léger, économique en carburant et pièces détachées, mais qui coûtera toujours au total± 300€ par mois. Le véhicule suit les parcelles éloignées et sert de refuge pour la pause, et pour les femmes qui une semaine par mois, doivent se laver les mains, avant de trouver un coin caché dans la nature. Nous avons des quartiers avec + de 50% de chômeurs, ne parvenant pas à la fin du mois en carburant pour travailler. Que pensez-vous d'acheter des véhicules d'occasion, et ou d'en transformer certains en GNV etc, 5 ou 7 ou 9 places, déjà pour assurer le besoin de main d'oeuvre avec les quartiers et tout autre village reculé ? Le partenariat peut être demandé à des garages, mais aussi aux coopératives agricoles (équipement vêtements), aux mairies avec les véhicules municipaux en w.ends, aux agriculteurs qui peuvent rester propriétaires des véhicules, mis à disposition le temps de la mission. Question d'organisation (plateforme ouicar.fr par exemple, tout inclus)- Que pensez-vous de changer la règlementation du travail du dimanche, car il serait intéressant que les familles s'organisent, se relaient pour travailler 7/7, cela permettrait d' emmener un seul ado par groupe d'adultes, (ou stagiaire de découverte en tout genre)- Penser aux enfants qui n'ont que les garages et sous-sols ou halls d'immeubles pour se retrouver. Penser aux parents qui doivent retrouver leurs rôles d'adultes, et ainsi se réhabiliter, se sentir légitime d'exercer le rôle de parents. Penser à faire retrouver la dignité aux parents, avant qu'ils ne s'enfoncent à penser être des loosers face aux enfants et pas que. J'insiste : un seul ado ou jeune en décrochage ou rupture totale de tout, sans ses proches dans l'équipe, pourra découvrir un univers inconnu, dont un vrai agriculteur, une vraie agricultrice, et des personnes avec lesquelles il sera valorisé d'être de suite opérationnel "dans le monde des grands" sans smartphone. Il/elle aura tellement de choses à raconter... C'est après les heures ouvrables, les w.ends et les vacances scolaires, que les enfants non cadrés, seraient très majoritairement ravis d'aller à la campagne, essayer d'apprendre, ou pic-niquer par grand froid etc :-) ... L'agriculture et l'élevage, enseignent aussi à dormir sans écran avec l'horloge biologique.


  • réforme agraire

    Bonsoir, ne pensez-vous pas que le temps est venu d'une réforme agraire de grande ampleur avec redistribution de terres ? car comment appliquer ces bonnes pratiques et solutions et créer les très nombreux emplois évoqués avec un système de propriété de plus en plus concentré , pour ne pas dire latifundiaire ? (je suis dans les hauts de France).