Cette contribution est détaillée sur https://reforme-fiscale2022.monsite-orange.fr/ et propose une formulation concrète de courbe d’imposition, basée sur une fonction de taux moyen d’imposition dépendant de seulement deux paramètres. Le premier paramètre correspond au taux maximum d’imposition des revenus les plus élevés. Le deuxième paramètre est une valeur de revenu pivot représentative des revenus élevés et caractérisant la pression fiscale globale de la courbe d’imposition. Cette formulation garantit progressivité, équité, transparence, et efficacité de l’impôt. Sa mise en œuvre serait appropriée dans un scénario de fusion de l’impôt sur le revenu avec la CSG et la CRDS, et est largement facilitée par le prélèvement à la source en place depuis 2019. Dans un exemple de paramétrage associé à une pression fiscale approximativement équivalente à la situation actuelle, et un taux maximum de 55 % comme actuellement (IR+CSGRDS), les foyers modestes obtiennent un crédit d’impôt allant jusqu’à 10 % de leurs revenus, et les revenus très élevés fournissent un effort additionnel de 5 à 6 % de leurs revenus. L'approche peut être appliquée à l'impôt sur le revenu, mais aussi à une imposition sur le patrimoine ou sur les successions. Dans un contexte où la lutte contre le changement climatique et le renchérissement du carbone nécessitent un accompagnement des foyers les plus modestes sans compromettre une forte incitation économique à la décarbonation, la courbe d’imposition proposée pourrait servir de base à une réforme fiscale plus que jamais indispensable.