Organiser une transition collective et partagée

L’agriculture française bénéficie depuis des décennies de fonds publics nationaux et européens massifs mais ils sont très inégalement répartis entre les agriculteurs-trices. En vingt ans, la moitié des paysan-ne-s a disparu ; plus d’un tiers de ceux-celles qui résistent encore gagnent moins de 350 euros par mois.

La transition agricole et alimentaire se fera avec les paysan-ne-s, les citoyen-ne-s et les consommateurs-trices. L’Etat et les collectivités proposent des contrats de moyen terme aux acteurs-trices des secteurs agricoles et alimentaires pour accompagner les conversions vers l’agriculture biologique, de qualité et de proximité, pour soutenir l’accès au foncier et l’installation des jeunes (enseignement, recherche et développement), pour traiter la question de l'endettement des exploitations, pour promouvoir le recours à l’alimentation bio ou sous signe de qualité.

Se donner des objectifs de qualité

Les contrats de transition organisent la fin progressive de l'emploi des pesticides de synthèse d’ici à 2030. A partir de cette date, les fermes utilisant toujours des pesticides ne bénéficieront plus d’aucun soutien public. Les néonicotinoïdes et le glyphosate sont interdits dès 2022.

Nous organisons la sortie de l'élevage intensif, de l'élevage en cage et des élevages d'animaux à fourrure.

D'ici à 2030, 30% des fonds de la PAC sont destinés à approvisionner la restauration collective publique (écoles, universités, hôpitaux, établissements publics...) en produits 100 % bio, de qualité et de proximité. La TVA est supprimée sur les produits bio et de proximité pour rendre l’alimentation saine accessible à tous.

Nous préconisons l’autonomie en protéines : les importations de soja doivent cesser dans dix ans, pour mettre un terme à la déforestation importée et garantir notre souveraineté alimentaire. Nous soutenons la consommation de légumineuses et la réduction de la consommation des produits d’origine animale.