La police et la justice sont des piliers essentiels de la République, les instrumentaliser l’une contre l’autre c’est affaiblir dangereusement l’état de droit.
Les forces de l’ordre, dans un pays démocratique, sont au service de la collectivité des citoyens, font respecter la loi, assurent la protection de chacun. Cela implique des forces de sécurité bien formées, bien équipées, nourries de l’idéal républicain et refusant l’usage disproportionné de la force.
La justice fait respecter le droit et les libertés en sanctionnant ceux qui dérogent aux normes communes établies entre l’État et les citoyens. Cela implique une justice indépendante, bien dotée et rapide, jouant un rôle essentiel de régulateur des rapports sociaux.
Le pouvoir judiciaire et la police ont, depuis des décennies, été soumises aux injonctions opportunistes du pouvoir politique, sous-dotées, confrontées aux manquements de la promesse républicaine, chargées de missions empilées parfois contradictoires et leurs agents soumis à des conditions de travail sans cesse dégradées.
Quelles réformes et quelles transformations pour la justice et la police dans une République écologique ?

Retrouvez des extraits issus de cette discussion 

Anthony Caillé, secrétaire national de CGT-Police, s’exprime au sujet des évolutions qui ont amené la police nationale à se détériorer. Il regrette notamment la privatisation et l’éclatement des missions de la police nationale.

Anthony Caillé, secrétaire national de CGT-Police, déplore le caractère répressif qu’arbore désormais la police nationale. Là où celle-ci jouait un rôle préventif jusqu'aux années 90, elle relève désormais du volet punitif. Pour lui, la ré-instauration d’une véritable police de proximité est désormais nécessaire.

Fabien Jobard, directeur de recherche au CNRS, invite à repenser les missions de la police nationale. Pour lui, les services de police devraient déléguer certaines de leurs tâches aux métiers du social, afin de mieux répondre aux demandes des populations.

Marion Cackel, juge d’instruction et présidente de l’Association Française des Magistrats Instructeurs alerte au sujet du manque de moyens dont dispose le système judiciaire français. Elle déplore notamment les sous-effectifs et le manque de temps en découlant, impactant de manière considérable les capacités du système judiciaire.

Sabrina Sebaihi, adjointe au maire d’Ivry-sur-Seine, témoigne des conséquences des manques de moyens du système judiciaire ; de l’incompréhension face à la durée des procédures judiciaires aux inégalités de sécurité dans les territoires.

Ministère de la protection républicaine, police de l’environnement légalisation du cannabis, conférence du respect de la confiance entre la police et la population :  nos propositions pour repenser le système judiciaire et policier.