Le mode actuel de représentation des citoyens est devenu obsolète les citoyens sont dépossédés de tout pouvoir par "l'usure" (usurier) des détenteurs de la représentation qui se généralise. La démocratie est une valeur maintenant désacralisée qu'il faut considérer comme jamais aboutie et devant être construite en permanence. C'est pourquoi les institutions doivent s'adapter à ce défi nouveau . Elles doivent être concentrées sur l'exercice du pouvoir par le peuple en lui accordant la primauté dans les modalités de représentation les plus diverses et novatrices. Modalités diverses car la démocratie ne concerne pas que le pouvoir sommital. Des moyens (associations pour la vie civile , syndicats pour la vie interprofessionnelle, ONG ... ) existent, sont encore le rempart du vivre ensemble territorialement et font nation autant que les élus ; le bien commun, l'intérêt général ne sont perceptibles et défendables que si les intéressés en sont les porteurs. Modalités novatrices car il faut réinventer la machinerie qui permette aux citoyens de "contractualiser" avec les représentants qu'ils élisent aux différents niveaux. On se contente trop de se lamenter tout en laissant bien les invisibles dans leur isolement mortifère dans lequel ils sont le plus souvent plus souvent assignés par le pouvoir de l'argent protégé par la propriété privée illimitée donc incompatible avec la démocratie. Le contrat de "service de la représentation" à élaborer, non plus en 3 semaines de campagne réelle pour les plus vertueux, mais avec le temps nécessaire et les modalités définies par la loi . C'est pourquoi le non cumul des mandats est irremplaçable pour la qualité de cette élaboration. Des mesures de sanctions pour non respect du contrat en fin de mandat donnant sens et confiance. Nous sommes loin de la conception de la VIème qui se contenterait de donner plus de pouvoir aux parlementaires en continuant de fermer les yeux sur leur accaparement plus ou moins conscient et leur permettant de fonctionner comme avant. Les deux chambres doivent se distinguer par leur mode de désignation l'une par l'élection à la proportionnelle partielle à 50 %, l'autre par tirage au sort des citoyens qui soit en mesure d'exercer le contrôle par contre-pouvoir éventuel sur la base de l'engagement électoral et sur la qualité de "production" du service du bien commun. Les deux chambres actuelles d'élus (directs et indirects) beaucoup trop pléthoriques ne peuvent que conforter par doublon l'expropriation du pouvoir des citoyens. La XI ème devrait donc : 1- redéfinir les conditions d'exercice de la propriété privée dans le respect de l'intérêt général. 2- affirmer et rendre constitutionnelle l'obligation du pouvoir réel citoyen avec un processus d'évaluation et de sanctions (adaptations) lors d'un congres bisannuel des chambres. 3- définir les modalités d'élaboration législative qui permettent de rendre le citoyen comptable de ses droits et devoirs ( vivre ensemble sainement et intérêt général toujours) 4- acter la nécessité d'évaluer et sanctionner le contrat de représentation des élus ou représentants désignés d'office. 5 - rendre constitutionnelle l'obligation pour les exécutifs de respecter les délais maximum de décrets d'application des lois votées, l'obligation de revenir au législateurs pour y déroger et corriger les éventuels aléas imprévisibles. 6- affirmer l'engagement des législateurs et exécutifs dans des décisions compatibles et favorables à une véritable gouvernance continentale et mondiale selon les sujets qui concernent l'humanité et la nature. 7- la dignité humaine de tout citoyen doit être factuellement protégée par une justice qui dispose de moyens nécessaires et agisse pleinement sur tous les sujets qui la conditionne (fin des tribunaux professionnels en dernier recours de droits). la sécurité doit être assurée en donnant la primauté à la place des citoyens dans son exercice autant qu'en donnant des moyens suffisants aux forces de protection à la fois protégées elles mêmes et contrôlées. 8 - Le bien être (SANTE) des vivants dépend de l'environnement imposé ou construit. La SANTE UNE doit devenir la primauté de la République à décliner tant dans l'organisation que dans les décisions publiques applicables et imposables à tous.