Dix premiers chantiers pour une République écologique et sociale

Face aux crises, face à l’impuissance et au mépris politiques, il nous faut porter un projet de civilisation qui nous réconcilie avec l’avenir, avec la nature, entre nous, et avec nous-mêmes. L’écologie en est la matrice: elle embrasse nos aspirations à d’autres conditions de vie. Elle redéfinit l’ensemble du lien social et du champ des politiques publiques. Elle est un impératif pour les jeunes, pour la justice sociale, pour la démocratie. Elle ouvre de fantastiques perspectives d’innovation et de conquête technologique et industrielle.

Alors que notre pays est traversé par des tensions multiples -sociales, territoriales, culturelles, identitaires...-, il nous revient de l’apaiser, de le réconcilier avec lui-même autour d’un grand dessein, d’un projet partagé, pour le transformer profondément afin de répondre aux grandes urgences écologiques, sociales et démocratiques.

Les propositions que nous mettons en débat en constituent une première illustration dans quelques domaines pour répondre à ces impératifs: sortir de l’impuissance et du conformisme, construire une espérance et un cadre d’action collective, changer les conditions de vie, reprendre le chemin de nouveaux droits et d’autres rapports entre le travail et le capital, apaiser la société, ancrer dans les réponses aux urgences du moment les transformations structurelles indispensables.

Il ne s’agit pas d’un programme complet mais de premières mesures caractéristiques d’une démarche, structurantes et rapidement exécutables, qui sont ici mises en débat. Parallèlement nous lançons un appel à la construction collective par toutes et tous, sur ces bases, de plans pour la durée du prochain quinquennat en faveur de nos services publics dans les différents bassins de vie, à l’école, à l’Université, dans les hôpitaux, dans la police et les tribunaux.

Un sacré défi!