Des mobilités repensées  

Pour les transports et la mobilité notre plan de bataille est simple :

1) diminution du parc automobile

2) développer les alternatives (transport public et collectif , mobilités actives et partagées, télétravail)

3) "defossiliser" le parc existant

4) repenser le système de mobilité et donc économique et l'aménagement du territoire

 

 

  • Réduire la place de la voiture 

 

Interdiction de la vente des voitures thermiques et diesel en 2030.

 

- Réduire la taille du parc automobile 

- réduire la place de la voiture :

  • Généraliser les ZTL (zones à trafic limité, comme en Italie), des ZFE (zones à faibles émissions) et des mesures compensatoires intelligentes pour réduire les nuisances routières (création de hubs, digitalisation, services de mobilité partagée, compte mobilité…). Les Zones à Faibles Émissions sont généralisées au-delà des zones urbaines actuelles, d’ici à 2025 pour le diesel et d’ici à 2030 pour l’essence.
  • Moratoire sur la construction de nouvelles infrastructures routières

 Accélérer l’électrification du parc :

  • Soutenir fortement les ménages pour le retrofit et la conversion vers des véhicules électriques pour les ménages les plus modestes et les ménages aux revenus médians. Intégrer un objectif de conversion des véhicules des ménages (30 %).
  • Réduire le poids et la taille des véhicules afin d'être plus sobre en consommation d’energie
  • Le maillage du territoire en borne électrique avec une règle unique pour les prises, les charges et la puissance.

 Assurer la conversion ou retrofitage des mobilités lourdes :

  • Convertir une partie du parc au biogaz dans la mobilité lourde (PL)
  • Retrofit véhicule lourd en électrique

 Mieux utiliser son véhicule :

  • Développer fortement des politiques de covoiturage subventionnée et la mise en place de ligne de covoiturage sur le modèle de la ville de Renne
  • Mettre en place des politiques ambitieuse en faveur l’autopartage et des véhicules en libre-service pour passer d’une société de la possession à l’usage
  •  Réduire le poids et la taille des véhicules sous les 1400 kg pour mettre fin à la vente de SUV

 

  •  Développer le Ferroviaire : 

 

    • Investir sur les trains du quotidien et les gares de proximité. Nous instaurons un cadre favorisant le report des modes de transport depuis la route vers le fret ferroviaire et fluvial pour réduire de 50 % les émissions du transport logistique d’ici à 2030. 

 

  • Investir massivement dans le réseau ferré, pour reconquérir notre territoire et rouvrir des petites lignes fermées, dans la régénération des 12000 km de lignes dégradées en soutenant les régions agissant en ce sens.
  • Investir aussi dans le matériel roulant de qualité et renové, pour offrir des conditions de transport et des cadences qui incitent à choisir le train. Investir enfin dans les tarifs, pour rendre le train attractif et ouvert à tout le monde.

 

  • Mettre en œuvre une taxation écologique des voyages aériens nationaux pour financer le redéploiement du rail
  • Investir massivement dans les infrastructures ferroviaires avec pour objectif de recréer un réseau moins centré sur Paris et favorisant les liaisons transversales
  • Développement d’une offre complète de trains régionaux et de navettes vers les sites touristiques, de transports publics de proximité, accessibles à prix raisonnés même en groupe ou en famille. 
  • Soutenir et engager la réouverture des trains nuit avec un plan programmé d’ici 2027 pour la réouverture d’un minimum de 15 lignes 

 

  • Réaménagement du territoire

 

Assurer un équipement de proximité minimal pour diminuer les distances – la ville du quart d’heure cela signifie

  • Mettre en œuvre un moratoire sur les ouvertures de nouvelles grandes surfaces en dehors des centralités des villes
  • Réformer le code de l’urbanisme afin de renforcer les obligations d’équipement pesant sur les lotisseurs (par exemple : création obligatoire d’un certain nombre de m² de commerces). 
  • Recréer des gares de proximité et en faire des maisons des services au public (MSAP) afin de favoriser l’accès de proximité aux services essentiels
  • Engager une discussion avec les acteurs du secteur pour déconstruire au fur et à mesure du retour des commerces dans les centres villes, des grands centres commerciaux et zones commerciales ainsi que les grands centres logistiques

 

  • Des transports en commun accessibles 

 

De plus en plus de collectivités font le choix de la gratuité totale ou partielle de leur réseau. En période de crise sociale, réaffirmer le droit de chacun.e à une mobilité choisie est essentiel. Nous soutiendrons les collectivités qui font le choix de la gratuité totale ou partielle de leur réseau en instaurant une TVA à 5,5% sur les transports publics, comme levier financier supplémentaire pour les collectivités et en augmentant leurs dotations pour les aider à mettre en place des tarifications sociales ambitieuses. Un droit opposable à la mobilité 

Pour faciliter la mobilité des personnes en situation de handicap, les schémas départementaux d'amélioration de l'accessibilité des services publics seront rendus opposables selon les recommandations de la Cour des comptes. Les normes d'accessibilité des personnes à mobilité réduite seront étendues, notamment en garantissant une assistance en gare quand elles en feront la demande. 

 

 

  • Transport aérien

 

  •  Mettre fin à l’exemption de TICPE pour le transport aérien (jusqu’à présent une dépense de 3,6 M€/an soit un soutien équivalent à 98 €/t CO2 émise)
  • Interdiction des vols si une alternative de moins de 4 heures existe en train. 
  • Engagement d’une réflexion, avec les chambres de commerce locales, la Direction générale de l'aviation civile et les élu.es des territoires, sur la rationalisation de l'utilisation et la réduction du nombre de plateformes aéroportuaires sur le territoire national.
  • Mettre fin aux aides et subventions pour une partie des aéroports régionaux 

 

 

  • Livraisons et marchandises

 

Faire apparaître le vrai prix du transport de marchandise pour favoriser la production locale

  • Renforcer les obligations en matière d'affichage des émissions de CO2 ; obliger à une réduction de ces émissions et dans certains cas autoriser la compensation par la contribution à des actions labellisées et certifiées par des organismes indépendants.
  • Taxer les marchandises en fonction des km parcourus et instaurer une taxe carbone sur les produits importés dans l’Union européenne
  • Interdire la “livraison gratuite” et imposer la transparence des coûts de livraison dans les achats du e-commerce.
  • Instaurer des prix plancher pour les transports de marchandises ;
  • Revoir la réglementation du travail dans le secteur des transports de marchandises et dans la logistique pour limiter la pénibilité et la précarité et augmenter les salaires

 

  • Développer le fluvial pour le transport de marchandise

 

  • Relancer le fret ferroviaire et fluvial pour le transport des marchandises (y compris le réseau Freycinet) par des aides à la tonne par kilomètre décarbonée et par des investissements dans les plates-formes multimodales.
  • Instaurer une taxe poids lourds liées à l’utilisation des infrastructures routières et de l’impact environnemental sur le modèle du MAUT allemand.

 

  • Plan logistique urbaine : 

 

  • créer des plates-formes logistiques de proximité, des hubs logistiques coopératifs, numériser les usages pour favoriser la co-livraison et le dispatching zéro-émission sur le dernier kilomètre (vélo-cargos, véhicules électriques)
  • Faire passer de voyage de marchandise de la route au rail : Une action qui sera ciblée avec les 100 principaux fournisseurs de ces distributeurs pour optimiser les flux marchandise pour réduire les coûts de 32%, les émissions de gaz à effet de serre de 60%, et convertirait 50% des volumes de la route au rail

 

  • Plan vélo

 

  • Lancer un plan vélo ambitieux pour passer à 10 % d’ici 2027 la part modale pour les déplacement du quotidien
  • Investissement dans un plan pour réparer les discontinuités cyclables et piétonnes, et pour développer les véloroutes.
  • Augmentation du minimum de vélos accueillis dans les TER et TGV. Le forfait mobilité durable sera obligatoire pour tous les employeurs.
  • Lancer le developpement de filiere industrielle vélo made in France et dans les services associés. Nous ferons des gares accueillantes pour les vélos.
  • Déconstruire et reconvertir une partie du réseau routier en autoroute du vélo.

 

  • Industrie

 

  • Engager un plan industriel pour la fabrication de matériel ferroviaire, les nouvelles motorisations, la fabrication de vélos, et un plan de reconversion de l’industrie automobile et aéronautique vers la réparation, la réhabilitation, le “retrofit”, le recyclage ; ce plan pourrait intégrer que les constructeurs automobiles soient toujours propriétaires des moteurs, afin qu’ils en assurent le maintien en parfait état de fonctionnement ainsi que leur recyclage en fin de parcours 

 

  • Tourisme

 

  • Mise en oeuvre de politiques nationales et régionales pour un tourisme sobre, écologique, solidaire et favorisant l'égalité face au départ en vacances. Nous imposerons aux prescripteurs et organisateurs de voyages la compensation à 100% des émissions. 
  • En lien avec les professionnel.les, soutien et accompagnement de la transition de l'industrie touristique vers des hébergements, des transports et des activités soutenables qui valorisent les productions locales et améliorent la qualité de vie des destinations visitées.
  • Réduire l’impact écologique des voyages est essentiel pour préserver la planète mais aussi pour bénéficier à toutes et tous de manière soutenable. La crise sanitaire a brutalement mis en évidence la fragilité de pays entiers et de plusieurs régions françaises, pour qui le tourisme est une source majeure de revenus et de développement local. 

 

  • Réduire les nuisances sonores 

 

Les habitant.es proches d’axes de communication, d’aéroports, souvent modestes, sont exposé.es à des nuisances sonores, qui sont un facteur de risque pour la santé (défaut de sommeil, stress, irritabilité...). Ce sujet est trop peu pris en compte dans les politiques publiques. 

  • Proposer une trajectoire de réduction du bruit, faite de réglementations adaptées, d'aides à l'équipement urbain ou de logements en dispositifs antibruit. 
  • Renforcement de la réglementation sur la limite de bruit des véhicules.