Investir dans la transition écologique

Nous investissons massivement dans l’innovation et l’économie pour ne plus subir les catastrophes sanitaires et climatiques annoncées, les drames humains, les désastres sociaux et le désordre démocratique qui en découlent. 20 milliards d’euros par an, c’est l’investissement public nécessaire pour réussir la transition écologique. Les secteurs prioritaires sont la rénovation thermique et les énergies renouvelables, les mobilités et les infrastructures, la mutation agricole, la préservation de la biodiversité, les universités et l’innovation.

C’est la condition pour obtenir une baisse significative des émissions d'ici à 2027, vers la neutralité carbone.

La mobilisation de ces 20 milliards par an sur cinq ans pour la transformation des secteurs d'activité les plus polluants permet de créer plus d’un million d’emplois, de qualité, non-délocalisables et répartis sur tout le territoire.

Ce plan de reconstruction verte est notamment financé par l’emprunt alors que les taux d’intérêt sont historiquement et durablement bas. Il exige également la réorientation des financements du budget de l’Etat vers les secteurs soutenables, une fiscalité environnementale plus juste intégrant les impacts négatifs de certaines pratiques, le recours aux financements européens, y compris la PAC, et une meilleure utilisation de l’épargne et des financements parapublics.

Conditionner les aides aux entreprises

Nous conditionnons tous les soutiens publics dont bénéficient les entreprises (aides publiques, marchés publics...) au respect de l’environnement, du progrès social et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Ces soutiens seront alloués dans le cadre d’accords d’entreprise, sectoriels, ou de branche pour les PME, fixant les progrès à atteindre vers la neutralité carbone, pour l'amélioration des rémunérations et des conditions de travail et pour la lutte contre les discriminations.

Les partenaires sociaux seront garants du respect des conditionnalités fixées. Une certification des entreprises bénéficiaires par des commissaires aux comptes sociaux et environnement est mise en place. L’ensemble du dispositif est régulièrement évalué par le Haut Conseil pour le Climat et par la Cour des comptes.

Rebâtir l'économie à partir de contrats régionaux de transition

Les investissements et les aides publics s’inscrivent dans des contrats régionaux de transition associant l’ensemble des acteurs de l’Etat et des collectivités locales, des entreprises, des salarié-e-s, de la formation et des autres forces vives de terrain.

Pour redonner une pleine efficacité à l’action publique en sortant de la verticalité et de la technostructure, ils sont animés par des Commissaires aux transitions qui se substituent aux préfets comme représentant-e-s de l’Etat avec une capacité à accompagner les dynamiques territoriales Etat/collectivités locales/associations.

Des fonds de relocalisation et de réindustrialisation sont créés dans chaque région, abondés par le transfert d’une partie des impôts de production.

Les impératifs environnementaux, sociaux et démocratiques comme ceux de souveraineté sont mis au cœur d’une nouvelle politique commerciale européenne, en rupture avec les accords avec le Mercosur ou la Chine.