Dimanche 19 septembre, à 17h30, ont été révélés les résultats du 1er tour de la primaire de l'écologie. Retrouvez l'intégralité du discours de Yannick Jadot, tenu suite à cette annonce. 

"Je suis extrêmement heureux de la tenue de cette primaire.

Jamais la primaire des écologistes n’a mobilisé autant de Françaises et de Français. Plus de 100 000 Françaises et Français ont décidé de porter haut et fort la question du dérèglement climatique, la question de l’effondrement du vivant, la question des inégalités sociales, de l’affaissement démocratique.

Les débats ont été exemplaires avec 5 candidates et candidats qui ont toutes et tous été à la hauteur de l’écologie, à la hauteur de nos responsabilités. Je veux ici chaleureusement les remercier toutes et tous. Je remercie aussi celles et ceux qui se sont inscrit·e·s à cette primaire ainsi que les organisateurs de l’ensemble du pôle écologiste.

Je veux remercier Delphine Batho, qui a rappelé avec force et conviction combien il nous faudra agir avec détermination, agir sans hésiter.

Je veux remercier Éric Piolle, qui a porté, pendant toute cette primaire, l’écologie en acte et qui a participé avec force à faire de l’écologie une écologie de gouvernement, prête à assumer ses responsabilités.

Je félicite Sandrine Rousseau qui, pendant toute cette campagne, en portant ses convictions et ses combats, a dû faire face à des attaques incessantes.

Pour ce second tour, je reste concentré. Nous, les écologistes, avons une immense responsabilité. Nous ne pouvons pas nous offrir un quinquennat de plus d’Emmanuel Macron qui clamait « Make the planet great again » et, en même temps, vient de sacrifier plus de 113 000 oiseaux au lobby de la cruauté.

Nous allons continuer cette campagne, comme nous l’avons commencée, avec une famille écologiste rassemblée, avec une famille écologiste unie. Parce que ce n’est que rassemblé·e·s et uni·e·s que nous convaincrons et rassemblerons les Françaises et les Français. Nous allons démontrer, dans ce second tour et après, dans cette campagne, combien nous sommes prêt·e·s à gouverner, combien nos solutions sont à la fois très ambitieuses et très réalistes parce qu’il n’est plus temps de transiger avec le climat, de transiger avec le vivant, de transiger avec ce chaos social et l’affaissement démocratique organisé par le Président de la République.

Nous allons poursuivre le débat de fond, un débat entre des sensibilités certes différentes, mais au sein d’une famille rassemblée, aujourd’hui en capacité de gouverner, et ô combien radicale quand il s’agit de gagner l’élection présidentielle."