En complément des aspects fiscaux punitifs ou incitatifs qui peuvent être contournés ("optimisation fiscale") mais dont les effets peuvent être importants, il est temps d'inclure dans les bilans des entreprises, et donc leur valorisation financière, le coût de l'empreinte carbone que génère leur activité. Plus une activité est proche de la neutralité carbone, alors la valeur de l'entreprise est plus attractive, y compris sur les marchés financiers. Plus l'activité est émettrice de CO2, plus sa rentabilité doit en être affectée et la rendre moins attractive. Cela doit inclure aussi l'extraction des matières premières qui sont à ce jour gratuite pour les entreprises dans ces activités, ce qui est contre-productif par rapport à l'objectif de "décarboner" les activités industrielles mais aussi les transports etc... l'enjeu est d'amorcer par des changements de règles comptables une réaffectation des investissements vers ces activités moins émettrices de CO2 en dégradant la rentabilité de celles fortement émettrices et celles liées à l'extraction de matières premières fossiles notamment.