Vous pouvez choisir de commencer par prendre connaissance des 10 premiers chantiers pour une république écologique et sociale

Mesdames, messieurs,

Les Françaises et les Français sont épuisés, angoissés.

Comme beaucoup d’autres pays depuis un an, la France est plongée dans l’obscurité d’une pandémie qui s’éternise. Nous le ressentons toutes et tous : les espoirs nés du vaccin sont déjà contrecarrés par les incertitudes sur la propagation des variants, les questionnements sur les doses disponibles et les contraintes d’un possible nouveau confinement.

Et nous l’anticipons déjà : les dizaines de milliards d’euros distribués sous forme de prêts ou d’aides, aux entreprises ou au chômage partiel, ne pourront pas empêcher la crise économique et sociale qui vient.

Déjà, les entreprises planifient les suppressions de postes dans les secteurs les plus touchés.

Déjà, la précarité et la pauvreté frappent massivement les publics les plus fragiles face à l’emploi, et particulièrement les jeunes.

Déjà la détresse psychologique et le décrochage scolaire abîment la génération qui vient.

Nous le savons, cette catastrophe sanitaire n’est que l’avatar d’un dérèglement beaucoup plus profond du système écologique, économique et social dans lequel nous vivons.

Elle s’inscrit dans un moment où le monde doit faire face au défi du changement climatique qui menace, à court terme, toute l’humanité.

Si nous ne devions retenir qu’une seule leçon de l’année qui vient de s’écouler, c’est qu’il vaut mieux anticiper les cataclysmes plutôt que de les subir et les traiter en urgence.

Disons-le clairement : si nous ne protégeons pas la nature, les décennies qui viennent seront celles des pandémies et des chocs climatiques qui se multiplieront et bouleverseront irrémédiablement nos civilisations.
Nous aurons rendu invivable l’avenir de nos enfants.

Voilà pourquoi le moment est venu de repenser notre modèle de société plutôt que d’en panser les plaies. La planète brûle et nous ne pensons qu’à convoquer des pompiers. La planète brûle et nous n’interrogeons pas le système incendiaire. L’aveuglement n’est plus excusable.

Le moment est venu de changer.

Changer notre regard sur le développement, en considérant que l’urgence climatique nous impose d’accélérer rapidement la décarbonation de l’économie.

Changer notre modèle de production, en bannissant l’usage des biens et des composants polluants qui minent la santé.

Changer nos priorités sur la consommation, en préservant les ressources naturelles et la biodiversité menacées.

Changer notre vision de la justice sociale, en refusant de cautionner les inégalités de formation, de revenus, de capital qui sont la cause des inégalités de sécurité, de santé et d’espérance de vie.

Changer enfin nos modes de fonctionnement démocratique, en bannissant les excès autoritaires et en favorisant la participation de tous les citoyens à la décision publique. L’intelligence collective sera toujours plus efficace que la décision d’un seul !

La France est épuisée, mais elle reste créative. Partout, malgré les difficultés actuelles, des hommes et de femmes imaginent de nouvelles solutions durables et solidaires. Dans les associations ou les entreprises, dans la recherche ou à la ferme, ils posent les pierres d’un modèle de société qui s’attaquent aux causes des catastrophes sanitaires et climatiques qui nous menacent.

Cette France des innovations, citoyennes, sociales, démocratiques, technologiques, est notre boussole.

Depuis plusieurs mois maintenant, je me prépare à proposer aux Français un chemin du changement. Son tracé est radicalement différent de celui emprunté par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs décennies.

Ce qui était éventuellement excusable autrefois, quand certains pouvaient prétendre ne pas connaître toutes les données de la menace climatique, ne l’est plus aujourd’hui,
Alors que Météo France prévoit des étés avec des températures approchant les 50 degrés et avec près de 30 jours de canicule si nous n’agissons pas !

Or, force est de constater, que malgré tous les efforts de conviction déployés par celles et ceux, chercheurs, experts, militants, élus, qui revendiquent une sensibilité écologiste, malgré le travail fantastique de la convention citoyenne, le Président de la République et son gouvernement continuent de penser l’écologie comme une simple opportunité. Ils la brandissent comme paravent d’une politique toujours fondée sur le vieux monde de la rente, de la prédation et des lobbies. Ils ne cessent de proclamer des promesses pour finalement renoncer aux actes.

Les Français ne sont pas dupes. Ils considèrent l’environnement comme l’un des trois motifs de préoccupation majeurs, au même titre que la sécurité et le pouvoir d’achat.

J’entends bien sûr les doutes et les craintes légitimes, attisées par des politiques irresponsables, selon lesquelles toute mesure à portée écologique frapperait d’abord les plus pauvres et menacerait les salariés.

En vérité, je veux le réaffirmer, il n’y a pas de projet écologique sans justice sociale. Les Français sont désormais convaincus que l’écologie est la seule approche politique responsable. Ils revendiquent simplement d’avoir les moyens d’accès, eux aussi, à une vie plus saine, plus sobre et plus respectueuse de la nature.

Alors, il ne tient qu’à nous de démontrer que la promesse écologique est aussi une promesse économique, en accompagnant les entreprises vers la transition de leur modèle, une promesse sociale, en accompagnant les salariés vers de nouveaux emplois, et une promesse républicaine, en accompagnant les citoyens vers de nouvelles formes de protection, de justice, d’émancipation et de décision démocratique.

Le chemin que je vous propose c’est l’écologie.

Ensemble, nous allons débattre d’un certain nombre de propositions au travers d’un site Internet dédié : 2022, l’écologie ! Parce qu’une « primaire des idées » est aujourd’hui plus importante, plus utile, qu’une « primaire des candidats ».

Parmi toutes ces propositions, 15 chantiers sont particulièrement urgents.

Depuis le renforcement de nos services publics pour que la promesse républicaine, enfin, soit tenue, l’accès de tous à une alimentation saine et locale,
une fiscalité plus juste et plus verte,
la revitalisation de la démocratie grâce à la proportionnelle pour les législatives, une nouvelle phase de décentralisation, la présence accrue des salariés dans la gouvernance des entreprises,
ou encore, la sortie de l’élevage industriel et l’interdiction des importations de produits issus ou contribuant à la déforestation qui sont, l’un et l’autre, de véritables bombes virales à retardement.

Permettez-moi de commenter particulièrement 3 chantiers.

Le premier chantier concerne la lutte contre la désespérance d’une partie de notre jeunesse. Je propose la création d’un revenu citoyen, dès 18 ans, pour les personnes en situation de précarité, en simplifiant et fusionnant le RSA et la prime d’activité. Nous devons redonner espoir à une génération frappée de plein fouet par la crise sanitaire.

Le second chantier a trait à la dépense publique. Je propose que chaque euro investi sous forme d’aide, de subvention ou de prêt garanti soit conditionné à son impact climatique et social, ainsi qu’à l’exigence de parité entre les femmes et les hommes.
Autrement dit, l’Etat doit montrer l’exemple en incitant les acteurs économiques à renoncer à leur modèle obsolète pour pivoter vers un modèle prenant en compte les impératifs de durabilité et d’équité.

Le troisième chantier propose un plan de reconstruction verte pour une France résistante, innovante et décarbonée. 20 milliards d’euros d’investissement public par an pour réussir la transition écologique.
Pour rendre la rénovation thermique des logements accessibles à tous, en prenant en charge l’ensemble des coûts pour les ménages les plus précaires.
Pour organiser la conversion du secteur automobile pour que les voitures diesel et thermiques ne soient plus en vente dès 2030 et que nous respirions un air plus sain.
Pour accompagner les salariés à travers des contrats de sécurisation et de transition professionnelles afin qu’ils gardent un revenu et évitent le chômage.


Mesdames et messieurs,

Vous l’avez compris à travers ces premières propositions, en nous réconciliant avec la nature, nous pouvons retrouver le contrôle de nos vies, répondre à nos besoins, à nos aspirations et renouer avec la promesse républicaine - liberté, égalité, fraternité.

L’heure de l’écologie a donc sonné ! Nul doute que la France mérite mieux que l’alternative entre la peste brune et le marasme libéral. Entre deux illusions qui ignorent les dérèglements et les dysfonctionnements du monde qui sont à l’œuvre, nous plongent dans des nostalgies régressives et abandonnent notre jeunesse à un avenir chaotique.

Le mirage technocratique et libéral du prétendu nouveau monde d’Emmanuel Macron, est un échec. Il broie les plus précaires quand il ne les humilie pas.

L’illusion nationaliste et xénophobe de Marine Le Pen nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.  Prospérant sur les malheurs et les souffrances, cette peste n’a jamais été aussi dangereuse.

Pour sortir de cette impasse, le chemin de l’espérance c’est le rassemblement de toutes celles et de tous ceux, humanistes, progressistes, écologistes, femmes et hommes de gauche qui veulent prendre à bras le corps la transition vers une société avant tout soucieuse d’environnement, de solidarité et de justice, bref, la transition vers une société apaisée qui prend soin d’elle-même et des autres, qui se projette vers un avenir bienveillant.

Comment construire ce rassemblement ? En commençant par les idées. En proposant un autre chemin.

J’appelle donc toutes celles et ceux qui souhaitent une candidature de rassemblement à débattre de ces chantiers pour une transition écologique, sociale et républicaine.

Et que nous le fassions ensemble.

Débattons ensemble de l’avenir en ayant à cœur d’offrir aux Français la perspective d’un monde meilleur.

Une fois le projet établi, il reviendra aux différentes familles politiques, à commencer par la mienne, et dans le respect de leurs statuts, de réfléchir à une procédure commune pour désigner la candidate ou le candidat commun qui portera nos couleurs en 2022.

D’ici là, j’entends bien soutenir, comme je l’ai toujours fait, les listes écologistes qui se présentent aux élections départementales régionales. Nous avons la responsabilité de contribuer, dès 2021, à mettre l’écologie au pouvoir.

Mesdames et messieurs, vous savez ma conviction -l’écologie est la seule force politique d’avenir, la seule à rompre avec les conformismes pour protéger, réparer, transformer notre société. C’est d’une présidence écologiste dont la France a besoin.

Vous avez compris ma détermination.

A travers cette plateforme « 2022, l’écologie ! », que je vous invite à rejoindre, j’entends contribuer pleinement à reconstruire, avec vous, une France sociale, attachée aux valeurs de la République, à celles de l’Europe.

Une France de l’innovation et du progrès.

Une France apaisée et réconciliée avec elle-même et l’environnement.

Je vous remercie.

 

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